The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley

26th Nov 2013 | 06:20

The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley
The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs, Kevin Howlett et Mike Heatley

En ce 10 janvier de l'année 1962, le directeur de la BBC Peter Pilbeam se montra sourd au talent de l'un des quatre membres des Beatles. En effet, c'est au profit du chargé des auditions Brian Epstein que, dans un compte-rendu d'appréciation sur le groupe qui venait de jouer en sa présence, le grand ponte de la radiodiffusion résuma son appréciation concernant les deux chanteurs principaux en ces termes brefs et sans équivoque "John Lennon, oui ; Paul McCartney, non."

"Au moins, tout est bien qui finit bien", nous dit Kevin Howlett, producteur (en association avec Mike Heatley et Jeff Jones) du second volume de On Air - Live At The BBC sorti tout récemment. "Paul a finalement pu chanter dans cette première émission des Beatles sur la BBC. Brian Epstein ou quelqu'un d'autre a sans doute réussi à persuader Peter de laisser sa chance à Paul !"

Il rit et continue "Les notes prises par Peter à ce moment-là représentent sans doute l'un des plus grands euphémismes de tous les temps. Il a en effet écrit 'Pas aussi rock que bien d'autres. Plus country et western, avec un penchant pour la musique'. Je suppose que parmi les groupes que Peter auditionnait, il n'était pas vraiment courant de trouver un son aussi varié que celui des Beatles."

Entre le mois de mars 1962 et le mois de juin 1965 (s'ils n'étaient pas en train d'inspirer un nouveau courant de pensée sur la manière dont les groupes de rock se doivent d'opérer, de faire de l'album une nouvelle forme d'art, d'introduire des clips promotionnels sur la chaîne américaine MTV en affirmant 'D'une certaine manière, nous avons inventé MTV' [John Lennon] ou de nonchalamment donner cette impression indéniable que le monde leur appartenait), les Beatles ont trouvé le temps d'enregistrer 88 chansons (275 prestations) pour la BBC, la plupart de leurs performances étant diffusées live.

"Ils prenaient ces sessions très au sérieux", nous révèle Kevin Howlett. "Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il est clair, à travers ces enregistrements, que c'était un groupe qui en voulait et qui était prêt à tout mettre en oeuvre pour réussir. Ça signifiait faire des centaines de kilomètres en pleine nuit pour pouvoir se produire dans les studios de la BBC. La BBC passait rarement des disques sur les ondes, à cette époque. Il n'y avait pas le choix, il fallait jouer live pour pouvoir passer à la radio".

Mais ce que On Air a clairement et délicieusement défini dans ses deux albums, c'est qu'avant que les Beatles ne commencent à ressentir le poids de leur célébrité face à un public hystérique constamment à l'affût et qu'ils décident de se retirer de la scène, le groupe était vraiment une force de la nature qui bouleversait les foules et le monde de la musique. Témoins en sont notamment le volume 1 de Live At The BBC en 1994 (réédité récemment et remanié pour inclure quelques bonus inédits) et, si vous arrivez à vous les procurer, les enregistrements du Star Club de Hambourg de 1962 (édition épuisée).

Les 37 titres de ce nouvel album On Air sont pour la plupart issus de l'année 1963, témoin de ces nuits folles chauffées à blanc du Cavern Club de Liverpool que les Beatles noyaient d'une sueur effrénée. Ils capturent ces quatre jeunes gars pleins de fougue délivrant des versions originales exubérantes, pêchues et maîtrisées de morceaux comme Please Please Me et I Feel Fine, avec tout ce que l'on peut trouver entre ces deux chansons. Dans beaucoup de cas, cependant, ce sont des reprises à l'état brut, créatives et tendres, qui mettent le mieux en exergue le pouvoir musical que ces monstres du rock au sommet de leur excellence avaient sur scène. Tachez d'écouter par exemple la version complètement déjantée du titre de Little Richard, Lucille, par Paul McCartney, et celle de Memphis, Tennesse de Chuck Berry que Lennon s'approprie superbement.

MusicRadar a récemment rencontré Kevin Howlett et Mike Heatley pour parler de la réalisation de On Air - Live At The BBC Volume 2 et de l'histoire des Beatles en tant qu'interprètes radio.

Discussion sur l'évolution du nouvel album BBC. Quand avez-vous commencé à travailler dessus ?

Kevin Howlett : "On a commencé en 2011. C'est là qu'on a démarré le travail initial. L'idée de départ était de travailler sur le premier album qui n'est pas disponible sur iTunes. On réfléchissait à quel type de bonus inédit pourrait marcher, et là j'ai pensé qu'il y avait en fait assez de matériel pour créer un nouvel album complet. Comme j'avais déjà utilisé le matériel pour créer des émissions radio par le passé et que j'avais travaillé dessus durant de nombreuses années, je le connaissais déjà bien.

Mike et moi, on a compilé une liste de chansons qui nous semblaient pouvoir constituer un nouvel album. Puis on l'a testée en tant que tracklist. On a ensuite fait parvenir une première ébauche à Jeff Jones [le PDG d'Apple Corps], Paul, Ringo, Yoko et Olivia Harrison. Et à partir de là, on s'est mis à travailler sur les arrangements. C'est un procédé minutieux".

The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley
The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs, Kevin Howlett et Mike Heatley
Les Beatles au Paris Theatre de la BBC, Londres 1963

Mike Heatley : "On s'est installés dans les studios d'Abbey Road à Londres et on a passé en revue toutes les versions possibles et imaginables de toutes les chansons qui nous paraissaient devoir figurer sur cet album. Bien qu'il y avait de nombreux titres uniques sur le premier album, on pensait que, sur les 30 chansons que les Beatles n'avaient pas enregistrées pour la maison de disques anglaise EMI, beaucoup de leurs morceaux célèbres qu'ils avaient enregistrés lors de leur passage à la radio, comme She Loves You et Twist And Shout, n'avaient pas été inclus, et qu'il fallait s'assurer qu'ils feraient cette fois partie du nouvel album".

Kevin Howlett : "Les deux morceaux qui viennent spontanément à l'esprit sont Beautiful Dreamer et I'm Talking About You. Ce sont les deux morceaux les plus rares du Volume 2. C'était sympa de pouvoir les inclure. J'ai aussi pensé que ce serait une bonne idée d'avoir une autre version des chansons incluses sur le premier album. Les Beatles ont fait deux enregistrements de Lucille et elles sont maintenant toutes les deux disponibles, l'une sur le premier album et l'autre sur le second. Ces deux versions ont été enregistrées à quelques jours d'écart, mais elles sont assez différentes l'une de l'autre.

C'est génial d'avoir ces tubes et ces chansons issues des albums, mais ce sont des versions de la BBC et c'est sympa de pouvoir écouter une version différente. La version de I Saw Her Standing There est vraiment super. Elle n'a rien à envier à celle de leur disque. C'est la même chose pour les autres titres. J'adore Money. Il n'y a pas de piano sur cette version. C'est juste eux quatre qui jouent, et il jouent cette chanson à merveille."

Qu'en ont pensé Paul et Ringo ? Ça devait faire longtemps qu'ils n'avaient pas entendu certains de ces enregistrements.

Kevin Howlett : "La première version à laquelle ils ont eu accès était celle qui listait l'ordre des titres et qui tenait sur deux CD. C'est la première fois qu'on les a impliqués dans la réalisation de ce projet. Je suppose qu'ils ont vécu ça comme quelque chose de nouveau et de frais, on dira, et ils ont été agréablement surpris. J'ai eu l'occasion de discuter avec Paul il y a quelques mois au sujet d'une émission de radio spéciale qui sera diffusée aux États-Unis autour de Noël, et il a pas mal abordé le sujet de Live At The BBC aussi. Hors micro, il m'a dit qu'il avait écouté l'album durant un trajet en voiture de Londres à son domicile situé dans le Sussex. Il s'est assis, m'a-t-il dit, a écouté et s'est fait la réflexion que c'était vraiment super par rapport à l'énergie et à l'esprit qui s'en dégagent... il était vraiment impressionné par la maîtrise du groupe.

Une maîtrise indéniable, c'est clair, parce que beaucoup de ces titres étaient directement diffusés à la radio ou sur un magnéto à bande monophonique. Le repiquage de ces sessions-là était vraiment primaire durant 1963 et 1964. Ce n'était pas du multipiste, juste des parties vocales ou des claquements de mains qu'ils enregistraient par-dessus leurs titres.

Ils enregistraient directement du live à la bande mono. Ça prouve, si besoin est, qu'ils étaient vraiment un groupe exceptionnel en live, et ça montre aussi l'énergie qu'ils possédaient pour pouvoir enregistrer tant de titres en un temps limité pour les studios de la BBC. Ils enregistraient quelquefois 18 titres en une seule journée, 19 le jour suivant. Après ça, quand on pense à [l'album] Please Please Me, on se dit que ça a dû être un jeu d'enfant pour eux".

The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley
The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs, Kevin Howlett et Mike Heatley
Les Beatles enregistrent Top Gear au Playhouse Theatre de la BBC. C'était à Londres, le 17 novembre 1964

Les groupes d'aujourd'hui seraient sans doute incapables de produire ce genre de performance. Je suppose que ça tient à ce type d'endurance que les Beatles ont développé au tout début de leur carrière, notamment durant les concerts de Hambourg. C'est peut-être ce qui a mis tant de reprises à portée de leurs mains.

Howlett : "Ouais, c'est vrai. Mais ce n'est pas seulement ça. Ringo disait qu'ils se retrouvaient dans le studio pour expérimenter entre midi et deux. Ils s'y enfermaient pour apprendre deux ou trois nouvelles chansons et faire des essais avec. On sent qu'ils expérimentent sur des tubes de R&B assez courants à cette époque, des trucs comme Chains ou You Really Got A Hold On Me. C'étaient des tubes de l'époque à ce moment-là.

Ils apprenaient vraiment très vite, et une fois les chansons assimilées, ils travaillaient sur les arrangements pour les adapter à la configuration de leur groupe. Certaines de ces reprises comme les chansons R&B américaines, des airs Motown, des tubes du label Tamla, n'ont jamais été entendues en Angleterre ni en France. Elles ne sont jamais passées à la radio. Le tube Please Mr Postman, du groupe de chanteuses américaines The Marvelettes célèbre au début des années 60, repris par les Beatles, a fait un carton aux États-Unis, mais n'a jamais été diffusé en Angleterre ou en France. Les Beatles savaient s'y prendre pour dénicher ces chansons-là, mais ils étaient aussi très doués pour les adapter à leur propre groupe.

C'est pareil pour les reprises qu'ils ont faites des morceaux d'Arthur Alexander. Il y avait des instruments à cordes, des cuivres et des choristes dans ces chansons, mais ils en ont fait des titres parfaits pour le quatuor qu'ils étaient. Leurs arrangements apportent quelque chose de complètement différent aux chansons. Les Beatles étaient vraiment en admiration devant la musique américaine. En fait, les Anglais pensaient qu'ils ne pourraient jamais se mesurer au rock 'n' roll américain et au R&B parce que c'était aux États-Unis que ces genres étaient nés. Du coup, ils étaient perçus comme des genres qui ne pouvaient être issus que du sang et de l'ADN des musiciens américains".

Il est souvent arrivé que ce qu'ils jouaient pendant leurs sessions d'expérimentation se retrouve dans leurs propres enregistrements. Les lignes de basse de Paul sur Memphis, Tennessee rappellent un peu le déferlement de ses parties de basse sur Come Together.

Howlett : "Hum... ouais, en effet. Et tu sais quoi ? Je trouve que dans beaucoup de cas les basses sont plus claires dans les enregistrements de la BBC parce que les ingé' son n'avaient pas à s'inquiéter que l'aiguille risque de sauter du disque. Mais c'est la raison pour laquelle on entend moins de basses sur les premiers enregistrements EMI. Les ingé' son de la BBC étaient d'avis que ce n'était pas les basses qui faisaient vendre les disques. Et pourtant !". [Rires]

The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley
The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs, Kevin Howlett et Mike Heatley
Le Playhouse Theatre de la BBC, Londres

En plus de montrer plus de tolérance envers les basses, les enregistrements de la BBC faisaient aussi preuve de plus d'indulgence envers les parties de batterie de Ringo. Ses petits fills élégants et astucieux s'entendent plus nettement sur le Please Please Me de ces enregistrements-là. Et même sur une chanson comme Misery, il est clair que Ringo mène le jeu avec beaucoup de force.

Howlett : Oui, c'est vrai. En tout cas, chapeau à nos ingénieurs de remasterisation, Alex Wharton et Guy Massey, et à l'ingénieur de restauration audio Simon Gibson. Et lorsque le moment de choisir les meilleures versions est venu, Mike et moi avons été très sélectifs sur celles qui allaient constituer l'album. Par exemple, il y avait plusieurs versions de Twist And Shout à écouter, et c'était difficile parce que les Beatles ont beaucoup joué cette chanson et qu'ils l'ont toujours superbement bien jouée. Mais on pense que celle qu'on a choisie était la meilleure qu'on ait été donné d'entendre".

Les gens parlent de l'enregistrement sur cassette à la maison comme d'un phénomène qui a débuté dans les années 70, mais je me demande si ce n'est pas le fait que les gens voulaient capturer sur cassette les chansons des Beatles qui passaient sur la BBC qui a fait monter en flèche les ventes de magnétophones en Grande-Bretagne.

Heatley : "Pour mes 11 ans, j'ai eu un Fidelity Argyll Minor. Il a coûté 22 guinées (équivalant à 22 pounds, ndj) et il était génial. Mais je ne saurais pas dire si les gens enregistraient beaucoup les diffusions des Beatles sur la BBC, bien que je me doute que c'était le cas de certains. C'est incroyable, en tout cas, que certaines de ces émissions ne soient plus disponibles du tout. Ce ne sont pas les seules, il y en a d'autres sur lesquelles on ne peut plus mettre la main et beaucoup d'autres qu'on retrouve en morceaux épars. Mais on trouve tout ça dans un format qui n'est pas utilisable".

D'après les notes auxquelles vous avez eu accès, est-ce que vous savez si les Beatles utilisaient une configuration de micros particulière, notamment pour les sessions studio ?

Howlett : Ouais. Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que le matériel de la BBC, comparé par exemple à celui d'Abbey Road, était plutôt primaire. Je pense qu'ils se servaient des mêmes magnétos qu'EMI, des TR90 (il y a une image dans le fascicule inclus). C'étaient de très bons systèmes d'enregistrement. Mais les tables de mixage et les configurations de micro étaient très différentes. Le nombre de canaux pour micros était très limité.

J'en parle dans mon livre [The Beatles: The BBC Archives 1962-1970], dans une section que j'ai intitulée Recording The Beatles (Enregistrer The Beatles). Du coup les ingé' son avaient leurs propres astuces pour pallier la pénurie de canaux et arriver à modifier la fréquence du son sur les magnétos. Il y avait un directeur de studio qui posait un paquet de clopes sur l'arrière du micro pour en modifier le son. Le seul canal EQ disponible sur la table de mixage était réservé aux parties vocales. Il fallait donc faire preuve d'ingéniosité pour pouvoir modifier le son des autres instruments".

The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs Kevin Howlett et Mike Heatley
The Beatles : le Volume 2 de Live At The BBC raconté par les producteurs, Kevin Howlett et Mike Heatley
Selon Kevin Howlett, le studio d'enregistrement représentait un refuge à l'écart de la foule "en délire" pour les Beatles

Les Beatles ont cessé de se produire en concerts pour plusieurs raisons, l'une d'entre elles étant qu'ils sentaient que leur philosophie de la musique commençait à souffrir de ne plus pouvoir s'entendre à cause des hurlements des fans. Est-ce que vous pensez qu'ils considéraient les sessions pour la BBC comme un refuge à l'écart de cette hystérie ?

Howlett : "Ça a toujours été mon impression, et je l'ai dit à Paul il y a quelques mois. Il m'a répondu 'Oui, tout à fait'. Surtout vers la fin de l'année 63. Les gens qui venaient assister aux concerts étaient complètement déchaînés. Du coup, chaque fois que le groupe venait à Abbey Road, il se réfugiait dans le studio à l'écart de tout ça. C'est sûr qu'en studio ils avaient la pression d'un disque à enregistrer qui les attendait, mais ils ne se doutaient pas qu'ils auraient encore cette pression-là 50 ans plus tard et que leurs disques seraient encore écoutés et réécoutés ad vitam eternam !

Mais ils n'appréhendaient pas les sessions pour la BBC de la même manière. En studio, ils pouvaient se détendre un peu. C'était une performance live qui n'allait pas se terminer par un enregistrement sur vinyle. Du coup ils en profitaient pour expérimenter sur tout un tas de chansons. Si vous regardez Pop The Beatles (l'émission hebdomadaire créée par les Beatles en juin 1963, ndj), vous vous rendrez compte qu'il y a beaucoup de chansons qu'ils n'ont enregistrées qu'une seule fois. Des chansons comme I Just Don't Understand qui figurait sur le premier album de la BBC... c'est peut-être la seule fois qu'il l'auront jouée ensemble. Elle n'a jamais fait partie de leurs concerts, mais ils avaient sans doute envie de la tester au sein de cette émission.

Ce qui est intéressant d'observer dans les statistiques de Pop Go The Beatles, c'est que d'ici la fin de leur émission en septembre 1963, 18 de leurs chansons étaient sorties sur leurs disques alors qu'ils en avaient joué 56 sur toute la durée de ce programme. Ils ont vraiment fouillé dans leur répertoire pour pouvoir expérimenter à loisir sur leurs coups de coeur du moment."

C'est épatant à quel point ils étaient prolifiques, surtout si l'on considère tout ce qui se passait autour d'eux à la même époque.

Howlett : Ouais, c'est sûr, aujourd'hui les groupes ne jouent pas beaucoup de reprises, non ? Ce n'est pas tout à fait le même contexte. D'une certaine manière, ce sont les Beatles qui ont introduit l'idée d'écrire ses propres chansons et d'être autonomes, mais je dirais que la plupart des groupes n'ont pas autant de talent pour le songwriting que les Beatles. Ils devraient peut-être jouer des reprises et faire écrire leurs chansons par quelqu'un d'autre. [Rires] Mais les Beatles possédaient non pas deux, mais trois paroliers de grand talent. Ils pouvaient se permettre d'être autonomes.

Tu sais, il y a vraiment quelque chose de spécial dans leurs enregistrements. Comme le dit Paul McCartney, ils jouaient 'comme si leur vie en dépendait'. Ils vivaient dans l'instant présent, et quand le voyant rouge s'allumait, ils fonçaient. Et ils étaient super hyper sensationnels".

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