Découvrez la batterie de Matt Helder, batteur d'Arctic Monkeys

22nd Nov 2013 | 14:30

Découvrez la batterie de Matt Helder, batteur d'Arctic Monkeys
En images : le kit de Matt Helders

Le groupe Arctic Monkeys (nous parlions de leur dernier album il y a peu dans notre playlist) a créé un véritable raz-de-marée, ces dernières années. Ils connaissent un succès immense qui dépasse largement les rivages britanniques et dont peu d'artistes ont été capables depuis le boom de la british pop des années 1990. Et pour preuve, ils ont sérieusement donné du fil à retordre aux légendaires Mumford And Sons et Rolling Stones en se mesurant à eux sur les multiscènes du festival de musique de Glastonbury (le festival le plus populaire en Grande Bretagne).

L'année dernière, alors que le Royaume-Uni se préparait à une déconfiture nationale aux jeux olympiques de Londres 2012, (une impression qu'avait laissé des préparatifs coûteux et laborieux), tout le monde a été complètement pris de court par la performance stellaire des Arctic Monkeys. La cérémonie d'ouverture dans son ensemble, brillamment orchestrée par Danny Boyle, a d'ailleurs été un succès retentissant.

Le cinquième album studio du groupe, AM, sorti au début de l'année, confirme une position déjà solide parmi les groupes qui font la différence.

Matt Helders agite la bannière britannique, métaphoriquement et littéralement, assis derrière son kit Union Jack Premier, arborant le drapeau tricolore britannique. Son approche, menée par des fills énergiques, donne toute l'impulsion au groupe de Sheffield et à leur interprétation du rock. S'ajoute à cela, la nature très sympathique du personnage.

Il y a quelques mois, Rhythm magazine a eu le plaisir de le rencontrer, lors d'une session d'enregistrement d'AM à Londres (il vit maintenant à Los Angeles avec le reste du groupe) pour discuter de l'album et de sa progression personnelle en tant que batteur. Nous vous proposons quelques extraits de cet interview et les photos de son superbe kit Sparkling Premier. Vous pouvez lire l'article dans son intégralité dans le numéro d'octobre de Rhythm (en anglais).

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Le kit
"J'ai utilisé des batteries plus fragiles sur lesquelles je ne pouvais pas cogner comme une brute, ce que je fais habituellement sur scène"

Kit vintage Gold sparkle Premier (voir la photo ci-dessus) : 22", 12", 16" Premier Series Elite avec une finition custom Union Jack : tom 14"x9"; toms basses 18"x16"; grosse caisse Gen-X 24"x14"; caisse claire érable 14"x6 1/2"; caisse claire Hammered Brass Modern Classic 14"x6 1/2"

As-tu utilisé du nouveau matériel pour cet album ?

"Oui, j'ai dû louer pas mal de trucs. On nous demande souvent pourquoi on enregistre à Los Angeles. Mais la réponse est simple : on peut se procurer toutes sortes de caisses claires et d'amplis. Et quand il y a de la casse, on trouve toujours quelqu'un pour faire les réparations nécessaires, le jour même. À Los Angeles, il y a vraiment tout ce que l'on cherche pour la musique.

Nous avons trouvé pas mal de trucs chez Drum Doctor. Il a un dépôt avec absolument tout ce que tu veux. Il est venu accorder mon kit et a réussi à en tirer un son génial. Il avait des caisses intéressantes aussi. Normalement, j'utilise une caisse claire Black Beauty mais il en avait de plus anciennes qui avaient un son vraiment sympa. J'avais presque honte de mon matos.

J'ai une préférence pour mon propre matériel mais je n'y suis pas non plus trop attaché surtout pour les répètes en studio. Il faut être un peu ouvert avec ces choses-là. Et puis, sur le plan technique, ça a affecté mon jeu surtout sur scène parce que j'utilisais des batteries plus fragiles qu'à l'ordinaire.

Ça m'a pris beaucoup de temps pour comprendre que n'importe qui pouvait taper de toutes ses forces sur un kit. Je m'étais imaginé qu'il n'y avait rien de plus cool que de taper comme un fou. C'est très bien pour le live. Ça en jette ! Et parfois, on se laisse complètement emporter. Ça ne veut pas pour autant dire que c'est mieux. Mais comme je le disais plus haut, j'ai mis un temps fou à comprendre !

On avait des vieilles caisses claires de fanfares et d'autres trucs super fragiles. Le gars de Drum Doctor m'a dit : 'Écoute, tu vois ça ? Ça vient des années 20, alors, je t'en supplie, ne tape pas dessus comme tu as l'habitude de le faire.' J'avais aussi des grosses caisses bien imposantes et des plus petites. C'est sans doute la première fois que j'ai passé autant de temps sur l'accordage. Je suis passé par beaucoup de changements de caisses claires, une pour chaque morceau. J'essayais plein de trucs."

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Cymbales
Pour cet enregistrement, je crois que j'ai essayer de composer un plan totalement nouveau, quelque chose que je n'avais entendu sur aucun autre morceau.

Zildjian Dark K’s: 20” crash ride, 18” crash, 14” cymbales

Dans quelle direction dirais-tu que ton jeu a évolué depuis Humbug ?

"Pour cet enregistrement, je crois que j'ai essayé de composer un plan totalement nouveau, quelque chose que je n'avais entendu sur aucun autre morceau. C'était un peu bizarre de jouer le même beat tout le long des anciens morceaux. Je m'éloigne de ce style parce que je commence à réfléchir un peu plus sur l'importance de jouer des rythmes au service de la chanson.

Je crois que je réussis assez bien à trouver un certain équilibre. Disons que j'essaie de faire un beat de batterie intéressant mais qui reste dans l'esprit du morceau. Sur l'album Suck It And See par exemple, il y a Library Pictures. Ce morceau est un peu dingue mais il fait aussi plus 'chanson' dans un sens. Ça s'explique par la manière dont il a été écrit. Alex était sur l'acoustique et c'est après coup que nous avons tous ajouté nos parties. De fait, mon style sur ce morceau pourrait être interprêté à première vue comme simplifié.

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Plus...
"Quand j'ai commencé, je ne savais même pas le nom des différents instruments qui composent un kit."

Accastillage DW (“J'ai utilisé les plus fines de la série 6000 pour les crashes parce que j'aime le look vintage et elles tiennent toujours.”); Roland SPD-S

Helders fait un retour ému sur ses premiers kits...

"Mon premier kit était un Premier, c'était pour mes 18 ans. Keith Moon (batteur de The Who) jouait sur un kit Premier. Ça a joué un certain rôle !

Quand j'ai commencé, je ne savais même pas le nom des différents instruments qui composent un kit. C'était l'idée d'être batteur qui me fascinait. Pearl était le seul nom que je connaissais à l'époque parce qu'un copain batteur en avait un. Quand je me suis mis à vraiment chercher, j'ai vu que Premier était une compagnie britannique. Et quand, pour la première fois, j'ai pu m'offrir un bon kit, j'ai choisi cette marque parce que c'est du bon matos et qu'il me paraissait important d'acheter des produits fait en Grande Bretagne."

Mon dernier kit Premier est un Union Jack. Je l'ai utilisé pour la scène des Jeux Olympiques. Et pour les tournées qui ont suivi. C'est mon premier gros kit. Avant cela, j'étais toujours sur la même configuration 22", 13", 16". Maintenant, je choisis 24", 14" et 18". Ça marche très bien, le son est énorme.

Je savais qu'il avait un kit Union Jack avant d'en demander un. Je voulais que le blanc du drapeau soit atténué pour un effet vieilli."

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