Révise tes classiques

12th Dec 2011 | 11:09

Révise tes classiques
L'épopée des Ovation Magnum I et II

La Magnum I

PRODUCTION : 1974 - 1982

ORIGINE : USA

TYPE : Passive à 4 cordes, corps à double pan coupé décalé

CORPS : Acajou massif du Honduras, d'une seule pièce

MANCHE : Acajou, renforcé carbone, collé et vissé, 20 frettes jumbo ou fretless

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : Ébène avec vernis imitation palissandre et incrustations nacre en forme de point

ACCASTILLAGE : Chromé, chevalet cordier moulé en aluminium avec pontets en cuivre massif réglables individuellement, mécaniques semi-open gear Schaller

MICROS : Humbucker avec contrôle de volume individuel, double bobinage avec plots en forme de 'U'

CONTRÔLES : Volume et Tone pour chaque micro, switch de sélection de micro trois positions

CARACTÉRISTIQUES : Sorties jack mono et stéréo, levier de blocage des cordes, pourtour de micros en aluminium

FINITIONS : Natural, Cherry, Sunburst & Custom Colours

L'AVIS DE MUSICRADAR : Ovation sortit sa première guitare basse, la Typhoon, autour des années 1968-1969. Cette semi 'thinline' qui rappelait la Hofner Verithin eut malheureusement peu de succès auprès des musiciens.

La marque, alors déterminée à s'amender, décida de fabriquer ce qu'elle imaginait devenir la meilleure guitare basse de l'époque. Ainsi naquit la Magnum. Il est vrai que cette basse vantait des caractéristiques pour le moins inhabituelles, notamment au niveau des micros.

Les plots du micro chevalet en forme 'U', sont enroulés par paires comme pour un micro splitté, mais le humbucker chevalet quant à lui leur préfère des plots à bobinage individuel. Chaque micro possède par ailleurs son propre contrôle de volume. En résulte du coup un parfait équilibre entre la puissance amplifiée des cordes, ce qui n'est pas chose négligeable. Le chevalet permet de régler la longueur des cordes avec une grande précision ; les remplacer est donc rapide et aisé.

Afin de pouvoir pleinement mettre la stéréo à profit, la Magnum était pourvue d'un câble splitté pour la sortie jack stéréo. Cette facilité permettait d'utiliser soit les deux canaux d'un ampli basse, soit deux amplis différents pour un son et une puissance énorme. Malheureusement, malgré les sonorités extraordinaires qu'elle produisait, son look peu sexy et son poids conséquent se sont avérés deux défauts significatifs qui ont empêché cette basse d'atteindre la popularité que la marque escomptait. Ovation a par la suite sorti un modèle à double pan coupé dont la forme correspondait plus à la norme et dont le style était moins chargé. Mais cette basse de 1978 n'a pas eu meilleur succès que la Magnum et sa production été discontinuée en 1983.

Ovation Magnum II

PRODUCTION : 1974 - 1982

ORIGINE : USA

TYPE : Corps à double pan coupé décalé, active 4-cordes

CORPS : Acajou massif du Honduras, d'une seule pièce

MANCHE : Acajou, renforcée carbone, collé et vissé, 20 frettes jumbo

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : Ébène avec vernis imitation palissandre et incrustations nacre en forme de point

ACCASTILLAGE : Chrome, cordier en fonte avec pontets en cuivre massif réglables individuellement, mécaniques semi-open gear Schaller

MICROS : Humbucker avec contrôle de volume individuel, double bobinage avec plots de forme 'U'

CONTRÔLES : Volume et Tone pour chaque micro, switch de sélection de micro trois positions

CARACTÉRISTIQUES : Levier de blocage des cordes, encadrement de micros aluminium

FINITIONS : Natural, Sunburst, Black

L'AVIS DE MUSICRADAR : Une ruse s'il en est, ou en tout cas un moyen de doubler ses chances, Ovation décida de créer, aux côtés de cette Magnum I passive, la Magnum II, une basse active aux qualités sonores accrûes. L'EQ trois bandes de cet instrument offrait trois options : basses, 400Hz et aigus, chacune en double slider avec un réglage +/- 12dB. L'alimentation du circuit était assurée par deux piles PP9 dont le compartiment se trouvait en dessous de la plaque de protection, au niveau du pan coupé inférieur.

On accédait aux contrôles de volume individuels des plots de humbucker à l'aide d'un tournevis. Une fois le réglage effectué, l'instrument bénéficiait d'un équilibre parfait au niveau des cordes. Ce type de circuit hautement sophistiqué apportait à la Magnum II un son plus clean et plus pêchu à la fois que celui de la version passive. Très avant-gardiste, la Magnum II n'a hélas pas trouvé assez de partisans pour justifier son existence et Ovation a dû mettre un terme à sa production.

Nous tenons vivement à remercier Dave Swift qui a bien voulu mettre ses basses à notre disposition, ainsi que Lars Mullen pour les photos.

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DeArmond


PRODUCTION : 1997 à 2000 approx

ORIGINE : Corée

TYPE : Passive à double pan coupé, corps semi-hollow, 4 cordes

CORPS : Érable laminé bombé avec binding et deux ouïes

MANCHE : Collé en érable, 21 frettes jumbo

DIAPASON : 781 mm

TOUCHE : Palissandre, incrustations blanches en forme de point et binding

ACCASTILLAGE : Chromé, chevalet/cordier avec pontets individuellement ajustables, mécaniques Schaller

MICROS : Paire de humbucker DeArmond 2B fabriqués aux États-Unis

CONTRÔLES : Contrôles de volume et de Tone pour chacun des micros, switch 3 positions

CARACTÉRISTIQUES : Semi-hollow body, diapason court

FINITIONS : Crimson Red Transparent, Noire et Antique Burst

L'AVIS DE MUSICRADAR : Cette basse porte le nom exact de 'DeArmond by Guild'. Elle a été conçue pour réintroduire la Guild Starfire Bass dans une version meilleur marché suite au rachat de la marque par Fender en 1995. La Guild d'origine vit le jour en 1964 et fut discontinuée en 1977, la nouvelle génération de super bassistes ne lui trouvant plus les qualités requises.

Cette DeArmond, par contre, ressuscita l'engouement des musiciens grâce à sa qualité de fabrication et au travail de collage robuste du corps et du manche. En action, elle possède des sonorités généreuses et très pleines avec une vibe vintage des plus opportunes. Elle possède toutefois un son globalement plus brillant que la version précédente, ceci étant dû principalement à son câblage simplifié et à l'intégration de micros DeArmond USA plutôt que des micros Guild utilisés sur les instruments d'origine.

Ce qui fait de cette basse un instrument intéressant de même qu'un objet de collection est qu'elle suscita assez d'intérêt pour que Fender décide de lui emboîter le pas et sorte une nouvelle basse Starfire II sous la bannière de Guild en 1998. Et ce qui rend ce modèle curieux est le fait qu'il n'ait jamais été disponible à la vente aux Etats-Unis, alors même que les Américains montraient un enthousiasme indéniable pour des instruments dont le prix défiait toute concurrence.

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Warwick Fortress Flashback

PRODUCTION : 1996 - 1999

ORIGINE : Allemagne

TYPE : Solid body double pan coupé, passive 4-cordes,

CORPS : Frêne des marais américain

MANCHE : Vissé, en bois de Wengé (Faux Ébénier), sillet Just-A-Nut laiton, 24 frettes jumbo

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : En bois de Wengé, intègre uniquement des incrustations latérales en forme de point

ACCASTILLAGE : Chrome/Acier, Chevalet/Cordier stylisé avec pontets individuels réglables, mécaniques Hipshot

MICROS : de type Lipstick, micro manche MEC J et micro chevalet Double J

CONTRÔLES : Volume, Blend, Tone avec pull switch pour splitter le humbucker

CARACTERISTIQUES : Plaque de Protection Perloïd pour une vibe rétro

FINITIONS : Vernis à l'huile en finition Mexican Green, Ocean Blue, Indian Blue, Nirvana Black, Burgundy Red, Turquoise Blue et French Violet. En vernis brillant, mêmes coloris + deux coloris supplémentaires Antique Tobacco et Honey Violin

L'avis de MusicRadar : L'idée de Retour vers le Futur évoqué par le nom de cette basse et le style fifties hors du commun de ses micros et de sa plaque de protection n'ont pas empêché la marque allemande Warwick de doter la Fortress Flashback de son quotat de mises à jour lors de sa sortie en 1996.

À cette époque-là, les micros de style Danelectro Lipstick suscitaient un regain d'intérêt. Ils incitèrent sans doute Warwick à parer cette basse d'un look similaire avec l'intégration de micros MEC, une innovation qui se révéla être un succès en terme de design. Cependant, c'est la conception d'ensemble du chevalet 2-Trek qui représente ici un chef-d'oeuvre d'ingéniérie. Une bonne partie de la base du chevalet a en effet été dissimulé dans une cavité creusée à l'arrière du corps de manière à ne laisser apparaître à la surface que les quatre pontets. Ceux-ci donnent ainsi l'impression d'être quatre pièces complètement séparées. Un coup de maître !

Le bobinage du humbucker élargit considérablement le registre sonore et offre de plus un mordant supplémentaire. Quant au manche, il est étonnamment fin avec une largeur de 38 mm au sillet, ce dernier étant un modèle Just-A-Nut (propre à Warwick et devenu une référence) en laiton dont la hauteur additionnelle permet un réglage des cordes plus aisé. À l'époque, cet instrument vous en donnait certainement pour votre argent. Il était proposé dans une vaste gamme de coloris en finition vernis à huile ou brillant.

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Fender
La première basse fretless Precision de chez Fender


PRODUCTION : 1970 - 1981

ORIGINE : USA

TYPE : Solid body, double pan coupé, 4-cordes, passive

CORPS : Frêne ou aulne

MANCHE : Érable Hardrock, vissé (plaque 4 vis)

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : Palissandre (Érable en option), 9 marqueurs de position latéraux en forme de point au niveau des frettes principales

ACCASTILLAGE : Chevalet cordier surélevé et mécaniques open gear chromées, caches de micros et chevalet fournis

MICROS : Splittés 8-plots standards

CONTRÔLES : Volume & Tone

CARACTERISTIQUES : Réglage du truss rod situé à la jonction du manche et du corps, repose-pouce monté sur tous les modèles à partir de 1976, livrée avec cordes à filet plat

FINITIONS : Vernis Fender 'Thick Skin' brillant et 3 finitions Sunburst - Black, Natural et Butterscotch

L'AVIS DE MUSICRADAR : Les guitares basses fretless ont fait leurs débuts avec l'apparition d'un modèle fabriqué par Ampeg au milieu des années 60, mais elles n'ont eu que peu d'impact à l'origine.

Cependant, il est possible que l'innovation du musicien et chanteur canadien Rick Danko (membre du groupe The Band au début des années 70) qui modifia une Ampeg fretless en lui ajoutant des micros Fender, ait contribué à mettre cette basse en valeur et à inspirer la création de la Standard Precision Fretless.

Il faut se rappeler que le nom même de Prescision Bass conçue par Léo Fender en 1951 s'appuyait sur la présence novatrice des frettes par rapport à la contrebasse. La Fender Standard Precision Fretless est donc essentiellement, comme son nom l'indique, une basse Precision standard sans les frettes !

La touche était alors proposée dans un choix de bois de palissandre ou d'érable. Mais malgré le caractère plus sensible au toucher des basses fretless qui requièrent des caractéristiques particulières sur le plan de l'acastillage, cet instrument était doté de caches de micros et de chevalet vissés. Si vous regardez la photo de près (cliquez sur cette dernière dans le corps de l'article), vous ne manquerez pas d'apercevoir les trous des vis, de même que celles du repose-pouce.

La production de cette basse toucha à sa fin en 1981 alors que la révolution fretless était seulement à l'aube de poser ses marques. La branche japonaise de Fender créa par la suite une version plus audacieuse de la Standard Precision Fretless. Celle-ci fut baptisée la A/E Fretless Precision - ne manquez pas de lire notre article sur cette basse dans un futur proche.

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Hayman 40 40
Du perspex pour tous !


PRODUCTION : 1970 – 1973/74

ORIGINE : Angleterre

TYPE : Solid slab body, Passive 4 cordes

CORPS : Obeche (Bois massif Africain), double pan coupé

MANCHE : Erable, 20 frettes jumbo et une 'zero fret'

DIAPASON : 864mm (34-inch)

TOUCHE : Erable, binding noir très fin sur le bord

ACCASTILLAGE : Acier et Perspex, Chevalet 4 pontets solide, mécaniques shamrock open gear

MICROS : Micros Superflux double-pole staggered installés sur un système de résonance ‘vibrosonic chamber’.

CONTRÔLES : Volume et Tone plus switch 3 positions

L'avis de Musicradar : C'est en 1969 que Jim Burns et Ivor Arbiter s'associèrent pour créer la Hayman Company. Bob Pearson de Vox (designer de la gamme Phantom) se joignit à l'aventure, de même que deux anciens collègues de chez Burns, Jack Golder et Norman Holder, qui se chargèrent de réaliser le travail du bois et se penchèrent sur l'ingéniérie relative au truss rod.

Hayman créa trois styles de basse différents mais n'en réalisa qu'une seule : la 40/40. Cette basse de type poids-lourd produisait des sons qui se situaient entre les sonorités d'une P-Bass et celles d'une Rickenbacker.

Chacun des micros Superflux était doté de huit vis réglables sur les micros qui permettaient facilement de sculpter le son. Ces micros bénéficiaient de la résonance du système 'Vibrasonic chamber' (chambre à ressorts) sur lequel ils étaient fixés. La tête de cette basse est truffée de 'string trees' qui facilitent la répartition des cordes entre le sillet et les mécaniques.

Le chevalet était quant à lui un objet assez curieux, avec son support en plastique et des pontets en métal sur une plaque séparée ! Le corps de type slab body (en un seul bloc et sans chanfrein) possédait des bords arborant un très léger arrondi et la forme globale est similaire aux premières basses Wal Pro qui apparaissent un peu plus tard.

Le manche était fixé en utilisant une plaque 4 vis avec une plaque chromée séparée affichant le numéro de série. Et sachez que des modèles gaucher étaient disponibles sur commande à l'époque ! Par la suite, la compagnie prit le nom de Shergold. Après le départ de Jim Burns, elle fut controlée par Golder et Holder.

La confusion quant à la date d'arrêt de la production de cette basse tient au système utilisé pour les numéros de série qui suggère que les premières basses Hayman sont apparues en 1974 au lieu de 1970.

Un grand remerciement à Guy Mackenzie pour nous avoir laissé accéder à sa fascinante collection d'instruments.

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Harmony

PRODUCTION :1961-1969

ORIGINE: USA

TYPE: Semi-hollow thinline passive, unique pan coupé, ouïes en f, 4-cordes

CORPS :Table, dos et éclisses en érable laminé, binding de corps en celluloïd

MANCHE : Érable peint, vissé, 20 frettes médium

DIAPASON : 762 mm

TOUCHE : Ébène, incrustations en forme de point

ACCASTILLAGE : Mécaniques Waverly regroupées par paires de part et d'autre de la tête avec boutons en plastique. Sillet de chevalet simple et réglable de style acoustique en palissandre. Cordier recouvert

MICROS : DeArmond GoldenTone

CONTRÔLES : Volume, Sélecteur de boost d'aigus et de basses

CARACTERISTIQUES : Plaque de Protection Stealth Fighter Jet de couleur blanche à un pli avec repose-doigt en bois. 3 vis de fixation manche/corps, Truss Rod avec accès pour réglage à la tête

FINITIONS : Sunburst Walnut

L'AVIS DE MUSICRADAR : Cette basse au prix vraiment accessible s'est révélée très populaire dès sa sortie en 1961. Grâce à sa petite taille, elle offrait une alternative de choix à la Gibson EB2 ou à l'Epiphone Rivoli au volume plus conséquent.

De conception légère, elle envoyait du lourd en termes de son grâce à son micro DeArmond et à son switch sélecteur de boost de basses/aigus qui lui permettait de fournir un peu plus de mordant si nécessaire. Le cordier était placé très près du bord, ce qui permettait une utilisation aisée des cordes 'longscale', une caractéristique importante à cette époque où les cordes 'shortscale' ne couraient pas les rues.

Mise à l'honneur en Grande-Bretagne par Muff Winwood du Spencer Davis Group et Ronnie Lane du groupe Small Faces, elle a gagné sa place de manière légitime au palmarès des icônes des basses des '60s. En 1969, elle donnait naissance à une version H-22/1 au corps doté d'un double pan coupé. L'année 1975, quant à elle, vit la marque Harmony faire ses adieux au marché de la musique. Cependant, une réédition de cette basse a récemment vu le jour. OUtre une fabrication améliorée, cette dernière reste à un prix plutôt abordable...

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Fender Precision 1957
1957 : l'année où la Precision consolide sa réputation


ANNEE DE PRODUCTION : 1957-1981

ORIGINE : USA

TYPE : Solidbody passive, 4 cordes

CORPS : Double pan coupé, Frêne

MANCHE : Érable massif, 3 pièces, skunk stripe brun foncé qui couvre le truss rod sur toute sa longueur à l'arrière du manche

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : Ne comportait pas de touche distincte à l'origine, une partie du manche en érable est ornée d'incrustations noires en forme de point . Sur les modèles dont la touche est en palissandre, les incrustations étaient blanches

ACCASTILLAGE : Chromé, chevalet 4 pontets, mécaniques open gear à rotation inversée

MICROS : micro Fender splitté 8 plots

CONTRÔLES : Volume & Tone

CARACTERISTIQUES : Plaque de protection en métal anodisé intégrant le micro, contrôles et entrée jack, cache chevalet et micro chromés, repose-pouce à deux vis

FINITIONS : Sunburst, Black, Antique Withe et Custom Colours

L'AVIS DE MUSICRADAR : Cette réédition de la Precision Bass était la troisième du genre en six ans d'existence. Mais cette fois, c'était la bonne puisque la production de cette ligne de basse est en essence la même que celle vendue par Fender aujourd'hui.

Une partie des caractéristiques de cette basse telle qu'elle est aujourd'hui date de la période de transition de la P-Bass, à l'époque où la première vague de modifications apportées à cet instrument avait innové en introduisant le concept de chanfrein. La forme de la tête, quant à elle, adopte maintenant la silhouette de la Strat, une modification qui tend à éviter de reproduire le problème initial de dead spot (perte de sustain) sur la corde aigüe.

En plus du fantastique micro splitté qui permettait un réglage plus précis et un meilleur équilibre du son, on trouvait un chevalet quatre pontets et une plaque de protection anodisée qui aidait à contrôler les interférences de l'électronique. En 1959, ce sont les plaques de protection stratifiées blanches/écaille de tortue qui virent le jour. Toujours dans le but de limiter les interférences, une plaque de métal vient alors se greffer en dessous des nouvelles plaques de protection.

Le manche en érable massif fut remplacé par une touche palissandre en 1959, bien que la touche érable redevint une option disponible aux alentours de 1967. Une version fretless fut introduite en 1970 qui proposait un choix de manche érable ou palissandre. La Precision Bass a aussi connu des éditions spéciales comme la Slab Body, que l'on retrouve dans cette gamme, ou l'Antigua Precision dont la finition possède un caractère très distinctif. Quelle que soit votre P-Bass de prédilection, cette réédition représente vraiment l'accomplissment de cette basse de légende.

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Bullet
Diapason court et forme parfaite

PRODUCTION : 1982 - 1983

ORIGINE : USA

TYPE: Solid body 4 cordes à diapason court, offset double cutaway

BODY: Aulne

MANCHE : Érable, vissé, 19 frettes medium, liserai central tout au long de l'arrière du manche

DIAPASON : 813 mm

TOUCHE : Érable, incrustations en forme de points de couleur noire

ACCASTILLAGE : Chromé, chevalet fixe à 4 pontets, mécaniques open gear classiques

MICROS : Micros splittés

CONTRÔLES: Volume & Tone couleur crème imitation potards d'ampli (non-skirted)

CARACTÉRISTIQUES : Tête de style basse Telecaster, F de Fender sur la plaque du manche, le décalco de la marque sur la tête intègre une étoile dérrière le 'B' du nom 'Bullet’.

FINITIONS : Ivory, Red, Tobacco Sunburst, Walnut & Custom Colours

L'AVIS DE MUSICRADAR : Toujours avide de proposer des modèles au diapason court au sein de sa gamme de basses, Fender lança la Bullet en 1982. Avec sa tête de style Tele, la Bullet apparaît mieux proportionnée que les basses Mustang et Musicmaster qui lui ont précédé.

Comme le veut la tradition de la maison Fender, la marque utilise des composantes que l'on trouvait précédemment sur d'autres modèles, comme le micro splitté de taille réduite Mustang et une paire de potards d'ampli cylindriques (type 'non skirted'). Sa plaque de protection blanche a un pli est de style P-Bass et lui donne vraiment l'apparence d'une Fender authentique. On peut le dire, elle a le look la cocotte !

À l'époque, la Bullet était disponible dans deux autres versions : la B34 de taille standard et la B40, un modèle à 20 frettes.

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Gibson Victory


PRODUCTION : 1981 - 1987

ORIGINE : USA

TYPE : Solidbody, double pan coupé, 4-cordes

CORPS : Érable

MANCHE : Érable laminé dur, vissé, 24 frettes fines (dont 21 standard)

DIAPASON : 876 mm (34,5 pouces)

TOUCHE : Palissandre, forme un angle pour rejoindre la plaque de protection, Incrustations relief en forme de pois

ACCASTILLAGE : Chromé, Chevalet Gibson TR-4 type ‘wedge’, Mécaniques basse open gear Gotoh avec logo Gibson

MICROS : Humbucker Gibson VIIIB

CONTRÔLES : Volume & Tone, Switch serie/parallèle

CARACTERISTIQUES : Plaque de protection noire, Dessus de Tête noir, Pan coupés chanfreinés, Attache-courroie Gibson ‘Diamant’, Étui rigide Gibson inclus dans le prix

FINITIONS : White, Silver, Antique Gold, Fireburst, Ebony & Cardinal Red

L'AVIS DE MUSICRADAR : La Victory Bass, conçue par l'équipe de Recherche et Développement de Gibson dirigée par Chuck Burge et Tim Shaw, était en fait une nouvelle tentative destinée à surpasser la toute-puissante Precision de Fender.

En effet, l'idée de départ était de donner à la Victory une expérience de jeu et une sensation générale identiques à celles de la P-Bass. Deux éléments la différenciaient toutefois de cette dernière : ses pans coupés étaient plus profonds et sa touche arborait 24 frettes.

Le chevalet de type 'wedge' (surélevé et en biseau) est de conception robuste, proposant des possibilités de réglage limitées mais néanmoins acceptables. Le système de câblage était de type passif, bien que les instruments Victory qui ont suivi intégraient quant à eux un système actif.

La majorité de ces Victory Bass étaient équipées de cordes à filetage plat qui rendaient un son sourd monstrueux. Par contre, son poids d'ensemble, un point faible chez Gibson en général, ne l'empêche pas de redevenir populaire aujourd'hui grâce à une capacité d'accordage dans les graves qui lui confère un certain succès.

L'avis de MusicRadar : La Victory Bass, conçue par l'équipe de Recherche et Développement de Gibson dirigée par Chuck Burge et Tim Shaw, était en fait une nouvelle tentative destinée à surpasser la toute-puissante Precision de Fender.

En effet, l'idée de départ était de donner à la Victory une expérience de jeu et une sensation générale identiques à celles de la P-Bass. Deux éléments la différenciaient toutefois de cette dernière : ses pans coupés étaient plus profonds et le manche recevait 24 cases.

Le chevalet de type 'wedge' (surélevé et en biseau) est de conception robuste, proposant des possibilités de réglage limitées mais néanmoins acceptables. Le système de câblage était de type passif, bien que les instruments Victory qui ont suivi intégraient quant à eux un système actif.

La majorité de ces Victory Bass étaient équipées de cordes à filet plat qui rendaient un son sourd monstrueux. Par contre, son poids d'ensemble, un point faible chez Gibson en général, ne l'empêche pas de redevenir populaire aujourd'hui grâce à une capacité d'accordage dans les graves qui lui confère un certain succès.

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Yamaha SB55
Elle impose le respect


PRODUCTION : 1973-1976

ORIGINE : Japon

TYPE : Solid body, double pan coupé, 4-cordes

CORPS : Nato

MANCHE : Érable, vissé, 20 frettes

DIAPASON : 857 mm (33,75 pouces)

TOUCHE : Palissandre légèrement bombé, incrustations de type point (couleur blanche)

ACCASTILLAGE : Chrome, chevalet, mécaniques open gear alignées

MICROS : paire de micros simples J-type

CONTRÔLES : Deux Volume & un master Tone

CARACTERISTIQUES : Cache de chevalet au logo Yamaha, tête 'inversée', plaque de protection écaille de tortue, potentiomètres imitant le style des potentiomètres d'ampli

FINITIONS : Natural & Sunburst

L'AVIS DE MUSICRADAR : La SB55 est la première des basses Yamaha à avoir adopté une forme plus conventionnelle, se démarquant par la forme de crochet de sa corne qui deviendra en quelque sorte sa marque de fabrique.

En plus des micros J-Type et du cablâge assimilé, la SB55 proposait un manche légèrement bombé au profil mince typique du style jazz. Il en émanait un son clair et clean qui était même perceptible en jeu acoustique grâce à son corps en Nato.

Yamaha proposait également une version 'deluxe' à cette époque, la SB75, qui était pourvue d'une touche en ébène légèrement bombée avec des incrustations chevron block. Ces basses ont représenté un moment décisif pour la marque. Avec le modèle haut-de-gamme de la série SB, la SB1200S, elles ont posé les jalons de la réputation de Yamaha qui, avec l'avènement de la toute puissante BB, obtint enfin le respect dû à un fabricant de guitares basses des plus sérieux.

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Hartke XK-4
Sa majesté du métal

PRODUCTION : 1999 – 2004 approximativement

ORIGINE : CORÉE

TYPE : Basse active solid body à double pan coupé, manche vissé, 4-cordes

CORPS : Peuplier

MANCHE : T-Bar Vaccaro en aluminium recouverte d'Érable

DIAPASON : 864 mm

TOUCHE : Palissandre avec 20 frettes médium en nickel et argent, incrustation des repères en forme de point sur la partie latérale

ACCASTILLAGE : Chevalet et mécaniques Schaller 2000

MICROS : Passifs P/J

CONTROLES : Contrôles individuels de volume, potentiomètre concentrique de l'égaliseur (1ère bague basse, deuxième bague treble)

CARACTÉRISTIQUES : Manche Vaccaro, Plaque de Protection en Aluminium Broché, Super Sustain, Circuit 9 volts

FINITIONS : Black, Metallic Purple Sparkle

L'AVIS DE MUSICRADAR : La XK-4, fabriquée en Corée, constitue une alternative meilleur marché de la XL-4 qui a, quant à elle, été fabriquée aux Etats-Unis, dans le New Jersey.

Les basses au manche en métal ont toujours suscité l'intérêt des bassistes grâce à la propension naturelle de ce matériau à assurer une stabilité de longue durée aux instruments. Cependant, la nature même du métal, à l'origine froide au toucher, possède également cette capacité à absorber progressivement la chaleur, altérant par là même ses dimensions. Ces altérations peuvent quelquefois provoquer un effet néfaste sur l'accordage.

Larry Hartke était conscient de ces inconvénients quand il a conçu la XK-4 et il a eu la merveilleuse idée de recouvrir le manche en aluminium de bois d'érable. Du coup, bien que la construction en aluminium de la T-bar, soudée à la tête plaquée chrome soit une conception plutôt innovante, la sensation demeure très classique. Notons également que ce manche tient très bien en main, un gros plus pour le confort de jeu.

Voilà donc un instrument dont le manche est de fabrication particulièrement robuste, dont la tête affiche un look futuriste, mais qui dégage une sensation purement classique (sans compter un sustain de niveau supérieur, un bonus que les fabricants tiennent à mettre en avant). Bien que les micros de cette basse soient passifs, l'égaliseur 2 bandes actif apporte beaucoup de pêche au son.

Le chevalet chrome Schaller, solide et de bonne taille, forme un équilibre parfait avec le style de la tête. Il existe aussi une version 5-cordes avec une paire de micros J-type.

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Vigier Passion Custom III 5-cordes
Rouge passion

'Révise tes classiques' vous propose de découvrir ou de redécouvrir des basses de légende de tout horizon que tout bassiste devrait connaître. Cette semaine on vous présente la Vigier Passion Custom III 5-cordes.

La qualité de fabrication des basses Vigier est toujours excellente. Qui plus est, la marque propose souvent un vaste choix de coloris, des versions 4 ou 5-cordes et une version fretless (avec touche en métal Delta) ainsi que des modèles standard ou customisés.

Cette Passion III de 1996 ne fait pas l'exception. La structure de son manche traversant est renforcée par deux pièces en graphite passant directement dans le corps de la guitare. Le design en biseau du chevalet privilégie un accordage de grande précision de même qu'une action faible. Le son est plein et chaud mais possède également la capacité d'être mordant et grondant grâce à la sensibilité du câblage.

La légèreté de son corps asymétrique et compact lui confère un bon confort de jeu, notamment dans le cas de la 5-cordes. Cette basse, dont la production est toujours d'actualité, est un véritable must : jouer de la Passion et mourir.

Consultez le test complet de la Vigier Passion Custom III 5-cordes ici

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